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La Fabrique .

Sur l’ancien cadastre (1833), la parcelle N° E 386 porte le nom de “fabrique”, de l’expression “fabrique des églises” qui signifiait à l’origine, la construction même des églises. Puis, elle a recouvert l’ensemble des travaux de reconstruction et de réparation des églises ainsi que les dépenses à engager pour leur embellissement et pour l’achat des ustensiles du culte.
Juste avant la révolution, le mot fabrique avait une double signification. Il désignait les biens de l’église (immeubles et revenus) mais aussi l’ensemble des personnes chargées de la gestion de ces biens.
Les revenus de la fabrique provenaient des quêtes et offrandes, mais la location des places de bancs dans l’église était aussi un revenu régulier Les administrateurs, membres du conseil de fabrique, étaient plus spécifiquement appelés, d’après le dictionnaire de Trévoux tome 2,”marguilliers” à Paris, “fabriciens” ou procureurs fabriciens dans certaines provinces et “gagers” à la campagne. Dans certaines provinces, du moins il semblerait que ce soit le cas en Lorraine, la fonction était assurée dans la paroisse par un “chastollier”, élu par les chefs des familles de la paroisse.
Après la signature du concordat entre le Pape et le premier consul en 1802, le décret impérial du 30 décembre 1809 vint codifier l’essentiel des diverses règles éparses déjà existantes et préciser le statut juridique de ces organismes ainsi que leur mode de fonctionnement.
Aux termes de ce décret, les fabriques devinrent des établissements publics chargés de veiller à la gestion des biens et revenus destinés au bon fonctionnement du culte. Elles seront à nouveau supprimées par la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905.
À Muzillac, le bâtiment de la fabrique, sis rue Françoise d’Amboise n’est autre que l’ancien presbytère de Bourg-Pol, maison haute classique du 18ème siècle dont un linteau comporte un nom et une date inscrits dans la pierre : “M. FLOHIC 1775”

C’est précisément en ce lieu que fût signé le 30 janvier 1906, l’inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Muzillac en présence de Monsieur Allo, receveur des domaines à Muzillac, seul signataire, le curé de Muzillac, Constant Dunebrouk, curé de Muzillac de 1903 & 1912 (voir photo) et les membres du conseil de fabrique ayant refusé de signer le document.

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