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Les poésies de Jane Guegan 1953

Poétesse née le 30 juin 1893 à Muzillac et décédée le 23 février 1974 à Pontivy, Jane Guégan a publié de nombreux ouvrages : « La Tour du rêve » (1953), « Enfance pays magique » (1955), « Les Longs chemins » (1957), « Voilures » (1964), « Secret des jours » (1967) et « De Pen Mur à Pen Lan » (1970).

Dans « La Tour de Rêve », recueil de poèmes couronné par l’Académie Française, elle décrit les marais de Muzillac :

Marais.

Marais couchés sous le vent

Avec vos herbes rases

Tant que passe et repasse

Le grand souffle oscillant

Du vent !

 

Marais hantés par la brume

Etoilés de chardons

Rivés par tous vos joncs

Montée des nuits sans lune

La brume !

 

Marais livrés en été

Aux pieds durs des chevaux

Vibrant sous leurs galops

Aux élans martelés

L’été !

 

Marais étreints par l’hiver

Ruissellement des eaux.

Des sauvages oiseaux

Tournoiements solitaires

L’hiver !

 

Marais emplis de songes

Vos refrains crevassés,

Faits de bulles brisées

Où les reinettes plongent.

Vos songes !

Dans son ouvrage « De Pen Mur à Pen Lan », c’est en prose que Jane Guégan livre ses souvenirs d’enfance à Muzillac : 

« Nous allons très souvent à Pen Mur. Gravissant la côte jusqu’à Bourg Pol, nous nous engageons dans un petit chemin, fleuri d’aubépines en Mai, de chèvrefeuilles en été et qui nous offre un peu plus tard des prunelles acides et de mûres savoureuses. Puis, le petit chemin se rétrécit encore, un cours d’eau murmure entre les joncs. Voici la colline avec ses sapins, ses genêts, ses fleurs variées. Tout cela se reflète dans un bel étang. La cascade projette son écume et actionne un moulin à eau. Spectacle attirant, mais assez effrayant aussi…Ayant franchi le dangereux passage, nous retrouvons la lande couleur d’ajoncs ou de bruyères selon la saison. Les sentiers bordés de houx nous accueillent…Nous rejoignons bientôt Pénesclus. Vieille chapelle, vieilles maisons, visages paisibles de tant de braves gens, qui nous sourient au passage. La rivière de Saint-Eloi mérite un arrêt attentif, car elle tient en réserve tant de jolis poissons ! …Que de merveilles au pays de Muzillac !… »

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Article extrait de « Muzillac, Empreintes du temps ».

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