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Valory Le Ricolais 1855

Valory Victor Georges Le Ricolais est né le 28 janvier 1855 à Muzillac, fils de Victor, teinturier à Penesclus, et de Marie-Célénie Baudrier. Son grand-père Louis Baudrier, huissier, et son oncle Ernest Baudrier, écrivain, également domiciliés à Penesclus, sont témoins lors de sa déclaration de naissance devant Louis-Marie Leroy maire de Muzillac.  
 

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Acte de naissance de Valory Le Ricolais.  

Ses parents se sont mariés à Muzillac l’année précédente, le 1er mai 1854: Victor est originaire de Fougères en Ille-et-Vilaine et Marie-Célénie de Saint-Cybardeaux situé à 20km d’Angoulême en Charente. Marie-Célénie étant fille d’huissier, quelques notables muzillacais sont témoins du mariage : Bernard-François Bezard juge de paix du canton, Urbain-Fidèle-Marie Mauduit notaire et Charles-Louis-Joseph Pilard des Hayes receveur des contributions indirectes.   Après 1858, date à laquelle naît « un enfant sans vie de sexe masculin », nous ne trouvons plus de trace de la famille Le Ricolais à Muzillac qui, sans doute, est partie s’installer dans le berceau familiale de Marie-Célénie Baudrier en Charente.

Le 20 décembre 1885 Valory Le Ricolais quitte Angoulême pour accompagner monsieur Duclaud, préfet des Basses-Alpes, comme chef de cabinet.   Vers 1890 Valory le Ricolais épouse Noémie Marie Françoise Robert professeur de sciences à l’Ecole Normale de filles de la Roche-sur-Yon (Vendée). Le couple aura deux enfants : Georges Robert né en 1894, ingénieur-architecte considéré comme le « père des structures spatiales »,  et Madeleine.   Le dossier concernant la demande de nomination au titre de Chevalier de la  Légion d’Honneur de Valory Le Ricolais nous permet de reconstituer une partie de son parcours.   Le 3 décembre 1930, le préfet de la Charente écrit :   « Publiciste de grand talent, ancien Conseiller Général, ayant été comme avocat au barreau d’Angoulême, chargé des intérêts de l’Etat par les différents ministères, homme de lettres couronné par l’Académie Française, propagandiste ardent pendant la guerre, au moyen de conférences très appréciées, de toutes les campagnes entreprises à l’intérieur en vue d’intensifier la défense nationale, M Valory Le Ricolais occupe une place très en relief dans la société angoumoisine qui recherche sa compagnie en raison tant de sa finesse d’esprit et de sa magnifique culture que de ses qualités de cœur.La Légion d’Honneur serait la juste récompense d’une vie entièrement consacrée au bien et au beau. Elle serait accueillie avec infiniment de faveur par l’unanimité de l’opinion. »
Valory est licencié en droit; avocat stagiaire de 1883 à 1886, puis conseiller de Préfecture des Hautes-Alpes, il choisit d’être avocat au Barreau en 1897. En 1922, à Angoulême, Valory présente la défense d’une émule de Landru : Marie Dulac accusée d’avoir assassiné son mari. L’accusation indique « que la femme Dulac, après avoir décapité son mari, lui arracha les bras ainsi qu’une partie des chairs qu’elle fit ensuite brûler« . Elle sera condamnée à 20 ans de travaux forcés.
Valory participe activement à la vie politique charentaise : conseiller municipal d’Angoulême pendant 8 ans (premier adjoint de 1900 à 1904) et conseiller Général de la Charente de 1900 à 1912. En 1906 le Ministère de l’Intérieur lui décerne une mention honorable pour une belle conduite lors d’une épidémie de suette miliaire.
Valory est aussi apprécié pour ses conférences variées (Le Miracle Français en 1917, Marguerite de Valois Reine de Navarre en 1924).   En 1923 il publie « L’écrin des souvenirs. Petits Poèmes d’anciennes heures » chez Crès-Paris, ouvrage couronné par l’Académie Française.



Voici un extrait :

CommuniantesL’attitude est hiératique,Le geste chaste a des raideurs,Certains bleus regards extatiquesSont des abîmes de candeur.Vers des autels pleins de lumière,S’avancent des cortèges blancs;Des pleurs germent dans les paupières D’aïeules à l’émoi tremblant.Urne d’argent, le lys rigide En leur main est bien l’ornementDes ingénuités splendides Qu’on voit dans le ravissement.A Jésus, ces pures amantesOffrent la gerbe de leurs vœux;Dans la fraicheur des voix chantantes,C’est l’accent troublé des aveux.On voit s’élever en volutesLes nuages lourds de l’encens;Pourquoi penser aux tristes chutesDevant les anges innocents ?

A la même époque il collabore à diverses revues littéraires (L’Union Morale, La Critique).
En 1930 il est publiciste dans la presse républicaine (L’Avenir de la Charente, La Charente).
Inscrit sur les liste électorales de la commune d’Angoulême jusqu’en 1939, à compté de cette date Valory quitte la commune pour une destination inconnue.


Sources : Base Léonore, Presse, Archives départementales du Morbihan, de Vendée et de Charente, Archives Municipales d’Angoulême.

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